Aide Médico Psychologique Amiens

Échanges d'informations concernant la formation, la pratique, et l'évolution de l'A.M.P.dans le quotidien professionnel.


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

La maladie d'Alzheimer

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 La maladie d'Alzheimer le Ven 3 Fév - 19:00

La maladie d'Alzheimer se propage d'une région du cerveau à l'autre comme une infection
*


Une image de scanner montre, à gauche, le cerveau d'un patient volontaire souffrant de troubles cognitifs légers, et à droite, le cerveau d'un patient volontaire souffrant de la maladie d'Alzheimer.

Une image de scanner montre, à gauche, le cerveau d'un patient volontaire souffrant de troubles cognitifs légers, et à droite, le cerveau d'un patient volontaire souffrant de la maladie d'Alzheimer.UCLA
La maladie d'Alzheimer se propagerait d'une zone du cerveau à l'autre le long des circuits cérébraux, selon des recherches effectuées aux Etats-Unis sur des souris et publiées mercredi 1er février qui pourraient ouvrir la voie à des traitements pour les humains. Cette étude parue en ligne dans la revue PloS One confirme une nouvelle hypothèse d'évolution d'Alzheimer selon laquelle cette maladie se développe un peu comme une infection.

Dans ce cas, il ne s'agit pas d'un agent infectieux, mais d'une protéine anormale appelée Tau, dont l'agrégation sous forme de filament étouffe et détruit progressivement l'ensemble des cellules nerveuses ou neurones. Cette découverte laisse penser que bloquer ce processus suffisamment tôt pourrait empêcher la propagation de cette maladie dévastatrice et incurable. "Des recherches précédentes, dont celles conduites avec des IRM [imagerie par résonance magnétique] sur des humains avaient déjà révélé ce type de propagation de la maladie", souligne le Dr Scott Small, professeur de neurologie à la faculté de médecine de l'Université Columbia à New York, co-auteur de l'étude.

UN PASSAGE DEPUIS LE CORTEX JUSQU'À L'HIPPOCAMPE

"Mais ces différentes recherches ne permettaient pas de montrer avec certitude qu'Alzheimer se propage directement d'une région du cerveau à l'autre", ajoute-t-il dans un communiqué. Pour ce faire, ces chercheurs ont développé des souris transgéniques porteuses du gène produisant une forme anormale de la protéine humaine Tau dans le cortex entorhinal. Les cerveaux de ces souris ont été analysés à différents moments au cours d'une période de vingt-deux mois pour établir la carte de la progression de la protéine Tau. Ils ont constaté qu'au fur et à mesure que ces souris vieillissaient, cette protéine se propageait le long d'un passage anatomique depuis le cortex entorhinal, important pour la mémoire, jusqu'à l'hippocampe puis au néocortex.

"Cette progression est très similaire à ce que nous voyons aux premiers stades de la maladie d'Alzheimer chez les humains", explique le Dr Karen Duff, professeur de pathologie en psychiatrie à la faculté de médecine de l'Université Columbia, principal auteur de cette communication. Ces chercheurs ont aussi trouvé des indications laissant penser que la protéine Tau se déplaçait d'un neurone à l'autre via les synapses, sorte de lien entre ces cellules cérébrales, que celles-ci utilisent pour communiquer entre elles.

Voir le profil de l'utilisateur http://ampamiens.forumgratuit.org


Les troubles de cette catégorie partagent un même tableau de déficits cognitifs multiples (parmi lesquels une altération de la mémoire). Ils se distinguent par leur étiologie, c'est-à-dire par ce qui les provoquent. Ils peuvent être dus à une affection médicale générale (une maladie), aux effets persistants d'une substance, ou à une interaction de différentes causes (par ex. une maladie cérébro-vasculaire et une maladie d'Alzheimer).

Voici les caractéristiques diagnostiques de la démence, selon le DSM-IV (1):

(1) Une altération de la mémoire: altération de la capacité à apprendre des informations nouvelles et/ou à se rappeler les informations apprises antérieurement. Ce symptôme est toujours présent, précoce et prédominant.
(2) Une (ou plusieurs) des perturbations cognitives suivantes:

(a) Aphasie: perturbation du langage. Elle peut se manifester par une difficulté à nommer des objets ou des personnes, un discours vague avec de longues circonvolutions et une utilisation excessive de mots imprécis comme "chose" et "ça". La compréhension du langage parlé et écrit peut également être altérée. À un stade avancé, les gens peuvent se limiter à répéter ce qu'ils viennent d'entendre, répéter continuellement des sons ou être mutiques.

(b) Apraxie: altération de la capacité à réaliser une activité motrice malgré des fonctions motrices intactes. Les sujets ne peuvent imiter des gestes comme de se coiffer ou exécuter correctement des gestes symboliques comme faire un au revoir de la main. L'apraxie peut conduire à l'impossibilité de cuisiner, de s'habiller, etc..

(c) Agnosie: impossibilité de reconnaître ou d'identifier des objets malgré des fonctions sensorielles intactes. Les sujets peuvent être incapables de reconnaître des objets, des membres de leur famille ou encore leur propre image dans le miroir. De la même façon, ils peuvent être incapables, malgré une sensibilité tactile normale, d'identifier, par le toucher seulement, des objets familiers comme des clés ou des pièces de monnaie.

(d) Perturbation des fonctions exécutives: faire des projets, organiser, ordonner dans le temps, avoir une pensée abstraite. Cette perturbation peut se manifester par une difficulté à accomplir des tâches nouvelles et par l'évitement de situations qui impliquent le traitement d'informations nouvelles et complexes. Elle se manifeste aussi par une capacité réduite à changer le contenu de pensée et à exécuter des activités motrices en série.

Pour porter le diagnostic, ces déficits cognitifs doivent être à l'origine d'une altération significative du fonctionnement social ou professionnel et représenter un déclin significatif par rapport au niveau de fonctionnement antérieur. Si ces déficits ne surviennent qu'au cours d'un délirium, le diagnostic de démence ne doit pas être porté.

Caractéristiques et troubles associés

Les sujets peuvent n'avoir que peu ou pas conscience de la perte de mémoire et des autres anomalies cognitives. Ils peuvent ainsi faire des projets incompatibles avec leurs déficits ou sous-estimer les risques impliqués dans certaines activités (ex. la conduite automobile). Ils peuvent parfois devenir violents. Certains peuvent avoir un comportement désinhibé: ils font des plaisanteries déplacées, négligent leur hygiène personnelle, se montrent d'une familiarité excessive avec les étrangers, méconnaissent les règles des conduites sociales.

De l'anxiété, des troubles de l'humeur et du sommeil sont souvent associés à la démence. Des idées délirantes sont fréquentes, notamment à thèmes de persécution. Des hallucinations de toutes les modalités sensorielles, mais surtout visuelles, peuvent survenir. Le délirium est souvent surajouté. Les sujets atteints de démence sont particulièrement sensibles aux stress physiques et psychologiques qui peuvent augmenter leurs déficits et leurs symptômes associés.

Les causes de la démence

La cause la plus fréquente de démence est la maladie d'Alzheimer suivie par la démence vasculaire. Viennent ensuite les étiologies multiples. Les autres affections médicales générales pouvant causer la démence sont la maladie de Pick, l'hydrocéphalie à pression normale, la maladie de Parkinson, la maladie de Huntington, les traumatismes crâniens, les tumeurs cérébrales, l'anoxie (diminution de la quantité d'oxygène que le sang distribue aux tissus), les maladies infectieuses (p. ex., VIH (sida), la syphilis), les maladies à prions (p. ex., la maladie de Creutzfeldt-Jakob), les maladies endocriniennes (p. ex., l'hypothyroïdie, l'hypercalcémie, l'hypoglycémie), les carences vitaminiques (p. ex., la carence en thiamine, la pellagre (déficience en vitamine S), la carence en vitamine B12), les maladies immunitaires (p. ex., polymyalgia rheumatica, le lupus érythémateux disséminé), certaines maladies hépatiques métaboliques (p. ex., la maladie de Kufs, et autres maladies chez l'adulte et chez l'enfant) ainsi que d'autres maladies neurologiques (p. ex., la sclérose en plaques). La démence peut aussi résulter des effets persistants d'une substance.

Prévalence

Le début de la démence varie selon la cause sous-jacente mais il est habituellement tardif. Elle est plus fréquente après 85 ans. Elle est rarement présente chez les enfants et les adolescents. On estime que 2% à 4% de la population de plus de 65 ans est atteinte par la démence de type Alzheimer. Les autres types de démence sont beaucoup moins fréquents. La démence atteint 20% ou plus de la population après 85 ans. Une démence peut, selon la maladie sous-jacente, être stable, progressive ou en rémission.

Diagnostic différentiel

Chez les sujets atteints d'un trouble dépressif majeur, particulièrement chez les personnes âgées, il peut être difficile d'établir si les déficits cognitifs sont dus à la dépression ou à la démence. La dépression peut en effet entraîner (de façon réversible) un affaiblissement de la mémoire, des difficultés à penser et à se concentrer et une réduction globale des capacités intellectuelles. La démence doit également être distinguée du déclin normal du fonctionnement cognitif qui survient avec l'âge.

Voir le profil de l'utilisateur http://ampamiens.forumgratuit.org

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum