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Infirmité motrice cérébrale

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1 Infirmité motrice cérébrale le Ven 27 Jan - 1:19



L'infirmité motrice cérébrale (IMC) a été définie en 1955 par le professeur Guy Tardieu[1] comme étant une infirmité motrice due à des lésions survenues durant la période péri-natale.

Les sujets souffrants d'affections neurologiques dégénératives[2] ou de retards moteurs liés à une déficience intellectuelle ne peuvent donc pas être considéré comme IMC.

Il s'agit d'un état pathologique (puisque non évolutif) non héréditaire comportant divers atteintes neurologiques. Une cause exacte n'est pas toujours retrouvée mais elle est liée à la prématurité, l'hypoxie périnatale, les traumatismes cérébraux et l'ictère néonatal. Le degré d'atteinte neurologique est sévère dans un tiers des cas et modéré dans un sixième des cas. Little l'a décrite le premier en 1862 mais c'est le Dr Winthrop Phelps qui l'a baptisé en 1937.



Étant donné la variabilité des atteintes neurologiques possibles, une classification s'impose en se basant sur le schéma de l'implication motrice et la distribution topographique :

- Les troubles moteurs peuvent être classés en trois groupes :

* spastique : réflexes myotatiques hyperactifs et clonus.
* dyskinétique : mouvements choréique, athétosique et ballique, dystonie et ataxie.
* mixte : combinaison de spasticité et d'athétose impliquant tout le corps.

- La distribution topographique distingue :

* monoplégie : un seul membre concerné, en général spastique. Rare, diagnostic difficile.
* hémiplégie : spasticité des deux membres ipsilatéraux. Varus equin du membre inférieur et coude, poignet, doigts fléchis avec addcution du pouce, mais surtout perte de la proprioception et de la stéréognosie.
* paraplégie : deux membres inférieurs spastiques, rare. Il faut exclure une atteinte de la moëlle épinière.
* diplégie : le plus fréquent, atteinte des deux membres inférieurs, spasticité marquée à leur racine, réflexes osteotendineux hyperactifs et signe de Babinski. Les hanches sont en adduction flexion et rotation interne. Genu valgum et valgus équin des pieds.
* quadriplégie : atteinte des membres et du tronc avec difficulté d'élocution et dysphagie. 45% de retard mental. Scoliose, rétractions et luxations de hanche


Causes

Des causes d'origine pré ou néo-natale :

* les malformations vasculaires pendant la gestation.
* Les spina bifida[2] avec hydrocéphalie.
* Manque d'oxygène

Causes plus tardives :

* tumeurs au cerveau.
* AVC.
* Traumatisme crânien.

Types d'infirmité motrice cérébrale[modifier]
Forme hémiplégique[modifier]

Les sujets atteints de cette forme d'IMC sont relativement autonomes physiquement mais souffrent souvent de troubles cognitifs importants. Ces troubles peuvent être dû à une épilepsie présente dans 40% des cas ou à des troubles visuels importants (comme le strabisme...) [1].
Forme spastique[modifier]

Cette forme est la plus fréquente et est le plus souvent la cause d'une naissance prématurée. Par spasticité on entend hypertonie musculaire ce qui perturbe la motricité fine du sujet qui peut également présenter des troubles de la sensibilité proprioréceptive et de la stéréognosie.
Forme athétosique[modifier]

Cette forme qui représente 10 à 20% des infirmités motrices cérébrales se caractérise par des mouvements involontaires exacerbés par l'émotion. Les personnes purement athétosiques ne souffrent généralement pas de troubles cognitifs associées.
Prise en charge[modifier]

La prise en charge du sujet IMC est souvent pluridisciplinaire.

* La kinésithérapie permet de prévenir les raideurs,
* l'ergothérapie permet de travailler sur la motricité fine mais aussi d'aménager l'environnement de la personne au mieux.
* L'orthophonie permet de travailler l'élocution (troubles très présents notamment dans la forme athétosique).
* La psychomotricité permet de travailler autour de la prise de conscience du corps, du schéma corporel, de la proprioception, de l'image du corps, de l'espace et du temps. Elle propose des stimulations adaptées au patient afin de mettre à profit ses capacités et possibilités d'évolution.
* Les activités physiques adaptées peuvent aider l'enfant IMC à entretenir un rapport avec son corps autrement que par les soins médicaux et paramédicaux. Les expériences corporelles vécues en dehors du temps de rééducation, c'est-à-dire en pratiquant une activité physique vont favoriser les progrès de l’enfant I.M.C., satisfaire son besoin d’autonomie, de compréhension des mouvements de son corps, de découverte et de perception de l’espace environnant.

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